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5 pistes pour (ENFIN) éviter les crises

Publié le Publié dans Autres pédagogies, Etre bien avec les autres, Etre bien avec soi, Etre sociable, Gérer ses émotions, Living School, Moment enfant parent, Montessori, Parentalité

Votre enfant ne sait pas gérer sa colère, son attitude vous semble parfois provocatrice… et vous ne savez plus comment faire face pour rester calme, surtout lorsque vous êtes à la crèche ou à l’école ! Oui, vous êtes juste un parent qui fait de son mieux, mais vivre cela tous les jours, non merci ! On lit de nombreuses choses que le sujet, mais qu’est-ce qui fonctionne vraiment ?  Voici des pratiques à diffuser au maximum.

Cet article est une contribution au laboratoire d’idées « Vers un monde meilleur ».  Ses membres publient une fois par mois un article sur un thème commun. Ce mois-ci je suis l’organisateur avec le thème « la gestion des émotions ».

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La gestion des émotions, c’est un vaste sujet, surtout qu’en France, on s’y intéresse surtout quand a un problème. Pourtant, il y a de nombreux pays comme les pays Nordiques, les pays Anglo-saxons, de nombreux pays Asiatiques, dans lesquels on apprend aux enfants à écouter leurs émotions, et à les gérer de façon à être épanoui et bien avec les autres.

C’est un cadeau pour la vie. Pour les parents. Et pour les enfants.

Dans cet article, vous trouverez des éléments qui font la différence, des éléments que j’ai pu retrouver comme un dénominateur commun dans les pédagogies positives ( Living School, Montessori ), par mon expérience de maman et via mon observation de l’éducation néerlandaise :

  • Une bonne raison de vous baisser vos exigences ( mais si, c’est pour votre bien)
  • Leur apprendre à gérer eux-même leur émotions en 4 étapes
  • Comment être bien vous-même (car c’est le secret de tout)
  • Comment éviter les petites crises du quotidien,  en gérant les transitions
  • Une façon constructive & calme de leur parler même dans les pires situations, avec une phrase magique.

Et enfin, en bonus : que faire si nous-mêmes passons par la crise :) + un super livre pour vous aider avec les enfants  !

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1.Comme marcher ….ils apprennent !

600px-Check_svg Pour certains domaines, la plupart des parents sont déjà assez exemplaires, il faut le dire. Ils attendent que l’enfant y arrive par lui-même, à son rythme, comme la marche par exemple. Lorsqu’un enfant tombe, les parents  restent cool et l’encouragent  « ça va ?  tu te relèves tout seul, super ! « . On a du mal à s’imaginer avec un enfant , même s’il tombe dix fois, en train de lui expliquer comment il doit se mettre debout, que ça va mal se passer, qu’il faut qu’il fasse plus d’efforts, que maman est fatiguée…

Non ! On le regarde tomber x fois, on vérifie que tout va bien, on le regarde se relever, on lui sourit, on continue à siroter notre rosé … Bref tout va bien.

600px-Check_svg Et bizarrement, quand ils font « une crise d’émotions », on pourrait avoir la même hauteur, et les voir en train de développer leur capacité à gérer leur colère  … mais que neni, on oublie qu’ils sont en plein apprentissage  ! Pourquoi ?! Parce que cela provoque en nous une crise aussi ! Et que donc, nous ne sommes plus ce parent positif, et nous jetons notre verre de rosé. Estime de soi à -10 ….Bref, tout va mal.

PISTE 1 : laissons-leur le temps d’apprendre, de se tromper , de se relever . Soyons aussi cool et exemplaires que pour la marche. 

 

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2. Leur apprendre à gérer eux-mêmes leurs émotions

Les enfants sont très vivants, ils ne sont pas passés par le filtre de l’éducation cérébrale,  ils ressentent de nombreuses émotions, comme on le voit dans le film Vice Versa.  Ils les vivent, pleinement, dans leur coeur, leur tête, leur corps.

Les émotions peuvent être :

600px-Check_svgsoit positives ( joie, rire, plaisir, sérénité) et alors, elles nous font vibrer, c’est ce qui nous aide à choisir ce qui a un sens pour notre vie, ce qui va nous rendre heureux ou nous procurer du plaisir. Elles nous apportent de la vitalité.

600px-Check_svgsoit négatives ( colère, tristesse, honte, culpabilité, stress) , et alors nous devons les gérer car elles sont destructrices, et ont des effets sur notre sommeil, notre stress, donc notre santé, avec à long terme la possibilité de développer des maladies.

La relation frère-soeur est riche en émotions ! A moins d’aimer le catch, guidons-les vers une communication calme au quotidien.

Savoir les gérer, c’est être capable de les vivre, de les accepter, et de les régler si elles ne sont pas désirables. Oui, cela s’apprend, de même qu’on apprend à compter. Parmi ceux qui n’ont pas appris à le faire, bien-sûr, la vie s’est chargée de le leur apprendre pour certains,  mais d’autres resteront soit coupés de ces émotions, et donc incapable de les ressentir , et donc incapable de savoir ce qui est bon pour eux en tant qu’être humain.

PISTE 2 : Leur apprendre ces 4 étapes pour gérer leurs émotions

  1. Très tôt, l’enfant peut être conscient de sa colère et en parler.

    Ressentir l’émotion , ne pas la retenir, car  » ce qui n’est pas exprimé est imprimé ».

  2. En prendre conscience et l’accepter : « là , je suis dans un état de colère énorme !  » 
  3. Comprendre pourquoi, la décrypter . Toute émotion négative est liée à quelque chose qui n’est pas réglé, essayer de comprendre ce qui se joue. D’où ça vient, pourquoi ça me met dans cet état que Lucien m’ait pris mes cartes ? 
  4. Agir et trouver une solution ( seul ou à plusieurs) : Qu’est-ce que je pourrais faire pour que ça aille mieux ?  Je vais lui proposer un échange parce que là il n’a pas le droit, il m’a pris toutes mes cartes et je n’ai rien, je veux lui prêter mais  aussi  ! Dans  certaines école, comme chez Living School, cette communication est expliquée en permanence, et chaque semaine, une heure est consacrée au savoir-être. On trouve aussi un environnement qui accompagne les enfants pour décharger leurs émotions négatives :
  • Un coussin de retour au calme, pour aller se calmer ou décharger son mal-être, mais les enfants en colère ne vont pas toujours « jouer le jeu » pour se rebeller.
  • Un punching ball, avec des gants de boxe, est souvent utilisé par les enfants et le personnel
  • Pour trouver une solution, on parle de distinguer l’individu dans son potentiel , et dans son état émotionnel négatif, en parlant du crocodile qui nous fait dire des choses qu’on regrette, alors on apprend à dire non au crocodile.
  • On apprend à trouver un terrain d’entente pour discuter, construire un pont de potentiel à potentiel et pas d’égo à égo. Triangles Bleu Rose Jaune Blog

3. LE SECRET : être bien

Voilà un secret bien gardé, mais qui vaut son pesant d’or. Pour être bien avec son enfant, il faut déjà être bien avec soi.  ça paraît bateau, mais ça ne l’est pas … si on réagit nous-même au quart de tour, c’est qu’il y a peut-être une ou deux petites choses qui ne vont pas ?!

Etre épanoui, ça se traduit comment ? Faites le test, est-ce que :

  • Oui, tout va très très bien !

    vous vous sentez en pleine vitalité ?

  • est-ce que vous savez ce qui vous rend heureux ? ce qui vous fait vibrer ?
  • et suivez-vous ce chemin ?
  • trouvez-vous un bon équilibre dans votre vie ?
  • êtes-vous hors d’un schéma de sacrifice avec vos enfants ?
  • vous vous faites confiance , et vous savez gérer les situations , vous vous sentez fort(e) ?
  • vous pouvez compter sur les autres, ils sont grands aussi, chacun a sa façon de faire, il existe mille façons de (BIEN) faire ?
  • vous distinguez la personne dans son potentiel, et quand elle est énervée , ou en colère.
  • votre réservoir affectif -comme le dit Isabelle Fiolliozat – est-il rempli ?

Piste 3 : Si vous prenez la responsabilité d’être bien, alors naturellement, vous serez bienveillants envers les autres. Et à l’inverse, certaines rancunes peuvent durer toute une vie tant qu’on ne les résout pas. Et votre entourage en fait les frais. C’est un apprentissage plus qu’un but, puisque’on ne résout rarement 100% de nos problèmes, mais si on s’attelle aux plus grosses pierres, c’est déjà un grand pas.
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 4. Anticiper les crises du quotidien :

Avec mon fils, j’ai mis du temps à comprendre que c’étaient souvent les transitions qui étaient difficiles. Nous étions en train de jouer, nous étions bien avant et après, mais les moments où ils fallait partir posaient problème. Par exemple, j’ai prévu d’aller au parc, je lui en parle , mais il n’a pas envie, il est bien, il joue avec ses voitures et se met en colère…

Le contact visuel est important pour que l’enfant nous écoute…et il fait passer plein de choses.


Piste 4 : voici des choses qui aident  ( ça marche aussi pour vos collègues ou votre conjoint) :

  • Le prévenir 5 minutes avant, qu’ on va aller au parc », en ayant bien son contact VISUEL pour qu’on soit en phase.
  • Le dire positivement, en lui laissant le CHOIX : « Viens, ça te dit qu’on aille jouer dehors, tu vas grimper sur la dune comme hier ?  » passe mieux qu' »On va arrêter de jouer aux voitures dans 5 minutes « .
  • Embarquer dans son JEU, dans son univers  : lui demander où vont ses voitures ? est-ce qu’elles ont déjà fait un circuit dans le parc ? il y en aura juste une qui aura le droit d’aller au parc, laquelle ce sera d’après lui ? Où est-ce qu’il va garer les autres pour qu’elles nous attendent, puisque maintenant on va aller mettre les chaussures ?

Tout cela aide votre enfant à gérer les transitions, et c’est l’une des principales sources de crise dans la journée d’un enfant.

Mais parfois, il se met dans une colère violente malgré tous vos efforts, ou dans une tristesse infinie lorsque vous partez malgré les recommandations que vous avez pris le temps de faire… On peut alors juste lui parler calmement pour l’aider.

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5. Communiquer calmement :

Piste 5 = les détails qui font la différence dans la façon de lui parler :

  • Etre avec l’enfant, à sa hauteur et le guider pour qu’il gère seul ses émotions difficiles.

    Se mettre à sa hauteur, accroupi à côté de lui : c’est une chose que je vois spontanément chez tous les parents néerlandais et c’est une attitude à la fois positive et pragmatique, parce que ‘on ne se casse pas la tête, c’est l’enfant qui cherche lui-même la solution.  ça leur donne une grande confiance en eux.

  • Lui dire la phrase magique  » Je vois que tu pleures, tu n’es pas bien… Comment tu pourrais faire pour que ça aille mieux  ? »  Qu’est-ce que tu aurais envie de faire pour que ça s’arrange ? comment nous pourrions t’aider ? comment tu veux faire ? comment tu pourrais faire ?  » Autant de variantes qui lui permet de vous dire de lui-même ce qui pourra l’aider. Cela n’a l’air de rien, mais cette phrase est ultra PUISSANTE.  On sollicite l’enfant pour résoudre le problème, c’est donc que son avis a une vraie valeur et c’est hyper sécurisant car il apprend que la solution est en lui.
  • Etre bienveillant  ( ton, attitude) : pour certains, ce sera évident, tant mieux. Mais pour de nombreuses personnes, les premières colères de l’enfant auront créé un agacement inconscient ou non, et la fameuse  » je vois que tu n’es pas bien, comment tu voudrais faire pour que ça aille mieux ?
  • Garder de la hauteur pour analyser ce qui se passe chez votre enfant : un enfant provocateur cherche des limites, un enfant triste cherche à être rassuré, un enfant en colère a été blessé et cherche à être guéri.Triangles Bleu Rose Jaune Blog

En bonus : Si vous faites une crise :

Parfois, la pause s’impose ….

La violence peut arriver, malgré nous, parce que nous avons été élevé comme cela, nos parents nous ont transmis cette attitude. Et quand nous nous énervons, nous réagissons avec notre instinct primaire… C’est bien d’en être conscient, et c’est bien de ne pas le reproduire sur notre enfant.

Vous pouvez être convaincu qu’être violent envers l’enfant, quel que soit ce qu’il a fait, n’est pas une solution, car vous lui enseignez la violence. C’est ainsi que se perpétue malheureusement ce que l’on appelle la violence éducative ordinaire (VEO)  car malgré le recommandations et les études sur le sujet, certains parents sont convaincus de bien faire en tapant, et qu’une fessée ou une gifle ne fait pas de mal. Il est démontré , dans de nombreuses études, que cette violence fait du mal (Alice Miller, « les origines de la violence »).

Si jamais vous avez craqué, il n’y a pas mort d’homme, et dans toute expérience on peut trouver une opportunité : parlez à votre enfant de vos émotions. Du fait que parfois c’est dur de rester calme, et qu’on dit des choses qu’on regrette quand on est énervé. Il est toujours sain de s’excuser auprès de son enfant si on s’est emporté, comme on l’attend de lui d’ailleurs.

Voilà une liste de point à analyser pour éviter les crises :

600px-Check_svg Etre conscient de son énervement, et en prendre la responsabilité plutôt que d’en rendre l’enfant ou les autres responsables.

600px-Check_svg Se demander ce qui a provoqué cela en vous  : « Tiens, pourquoi je me mets dans cet état-là pour ça ? Qu’est-ce que ça touche en moi ? » et se dire que c’est une opportunité de résoudre le problème que ça soulève. Ce n’est pas simple du tout, mais chaque pas est une victoire, quand on se prend en main :)

600px-Check_svg Sentir que ça monte et savoir se calmer : respirer profondément, sortir de la pièce, essayer d’en rire, de se mettre en connivence avec l’enfant, faire de l’auto-dérision pour sortir des répétitions / énervements, trouver un terrain commun : on voulait passer une belle soirée tous les deux ? On voulait que les devoirs soient un moment qui ne dure pas des heures…

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Un super livre pour vous aider :

Voici un livre de la très célèbre Isabelle Filliozat, qui vous permet de vous connecter avec ce que ressent votre enfant dans le quotidien de la vie. Ce livre est très bien fait, car il offre des situations dessinées, dans lesquelles on se retrouve de suite.

Il montre le même problème abordé soit en s’énervant, et de l’autre, des mots pour aborder la même situation de façon constructive. Il permet de se mettre à hauteur d’enfant, il est super.

Cliquez ici ou sur le lien pour vous le procurer . ( je viens de rajouter une autre édition qui est disponible ici)

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La semaine prochaine, vous découvrirez également les articles des autres blogueurs , ils sont une dizaine, à avoir participé au  laboratoire d’idées « Vers un monde meilleur » que j’organisai ce mois-ci sur la gestion des émotions.  Je les remercie chaleureusement de leur participation, voilà de quoi vous aider à gérer les émotions pour des problèmes concrets  :  les angoisses nocturnes, le changement d’école, les ados, l’hygiène émotionnelle, les colères, démêler le vrai du faux,  le feng shui chez vous, une technique physique… Bref, des idées pour vous aider au quotidien

 

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Merci à vous !

9 réflexions au sujet de « 5 pistes pour (ENFIN) éviter les crises »

  1. Merci pour ces éclairages, inspirants et pratiques !
    Je m’y retrouve avec mes bases de communication non-violente, utiles aux adultes (à soi, à son couple…) et praticables avec les enfants bien-sûr !
    A ce propos, Thomas d’Ansembourg utilise les termes d’émotions agréables ou désagréables plutôt que positives et négatives, et je préfère également, car ça ne pose pas de jugement de valeur sur l’émotion selon moi. Mais je vais peut-être trop loin :-)

    Belle référence au livre « j’ai tout essayé », c’est une super sélection pour ce thème. Je l’offre à tous les jeunes parents ces derniers temps.

    Merci encore pour ce bel article qui éclaire toutes les facettes du sujet, même les plus sombres !

    1. Merci beaucoup Charlotte, pour ton enthousiasme et pour tes apports précieux !
      Je suis tout à fait OK avec la nuance « agréable/ désagréable » en effet, c’est juste ce qu’on ressent. Quand au livre, oui, moi-même je prête souvent le mien ;) et je vois qu’il est en rupture de stock :) MERCi à toi.

  2. Bonjour Céline, et bravo pour ton article, il est important d’aider son enfant à gérer ses émotions, lui permettre surtout de les exprimer et l’accompagner lorsqu’il se sent dépassé par ses émotions.
    Je rejoins Charlotte dans son commentaire, à mon sens il n’y a pas d’émotion positive et négative, toutes les émotions sont saines surtout si elles peuvent être exprimées, elles permettent de se construire, d’avancer dans la vie, de faire des deuils, de s’affirmer etc… là où cela peut poser des problèmes c’est lorsque nous refoulons nos émotions, lorsqu’elles nous envahissent ou qu’elles nous dépassent où cela peut créer à la longue des angoisses entre autres. Et tu as raison d’aborder le sujet sur la violence et comment aider à la résoudre.
    Merci d’avoir proposé ce thème avec ton article très intéressant et instructif.

  3. Merci beaucoup Michèle pour tes apports ! Je suis tout à fait en phase :)
    « Ce qui ne s’exprime pas , s’imprime ».
    J’utilise souvent le mot positif, dans le sens « constructif » mais une émotion désagréable est compatible avec quelque chose de constructif… Oh la la, ça ferait un bon sujet de philo.

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